La figure du cri est au cœur du travail de Giacometti et de Bhabha. Dans un entretien, cette dernière déclare : « mes sculptures sont comme des animaux, en ce sens qu’elles ne peuvent pas parler : en ourdou, nous avons un mot, "Bezabaan", qui signifie sans langue. Pour moi le terme "Bezabaan" renvoie à la fois à l’absence de langage et à l’incapacité à communiquer avec ceux qui ne comprennent pas votre langue. »
À la lumière du travail des deux artistes, Violaine Lochu revisite la figure du cri, présente également dans sa pratique. Multisensorielle, la performance en explorera les aspects sonores, visuels et tactiles : expression à la lisière de l’humanité, vestiges d’une pré-langue ou vertiges d’un post-langage.
Manipulant en direct de la terre – matériau central dans la pratique des deux artistes exposés – Violaine Lochu se fait sculpture vivante, mutante en perpétuelle métamorphose, semblant issue d’un monde tout autant archaïque que postapocalyptique.
Image : Sweet Idol © Makoto C. Friedmann
Make up artist Céline Regnard
Le mardi 12 mai à 19h et à 20h30
Deux performances de 25 minutes